ISTANBUL

Au son des mouettes, et sans les mouches,
Répond l’odeur du poisson qui a fait mouche,
À la louche, à la mouche du pécheur.
Le chat qui louche, lui, le sultan roi,
Vagabonde.
Il abonde et même inonde les rues fécondes.
Et le chien lui, plus rare et plus farouche,
Se cramponne a son trottoir.
Tel une souche il s’abandonne,
Fidèle au désespoir où il couche.
Et il ne quitte le square qu’il occupe midi et soir
Que pour faire le clochard auprès des bars,
Ou et c’est moins rare, pour aboyer à toute dent
Contre la voiture d’un passant.

Rien ne se fera sans toi

Tu es à la beauté ce que l’éclair est à l’orage,
tu es à l’amitié ce que la vague est au rivage.

Tu es à la douceur ce que l’éco est au rochet,
tu es à mon bonheur ce que la pierre est au galet.

Tu es à la lumière ce que la mer est à la terre,
tu es à la misère ce que le même est au contraire.

Tu es à ma vie ce que l’étoile est à la nuit,
tu es à la magie ce que le voeu est au génie.

Tu es à la tendresse ce que la main est aux caresses,
tu es à la finesse ce que le vin est à l’ivresse.

Tu es à ma psyché ce que la peau est au toucher,
tu es à ma moitié ce que les lèvres
                                                           …sont aux baisés.

LE CRI DU SOIFFAR

Illusoire… les histoires du soiffar!

Mémoires mêlées de déboires des parloirs vides

Où les couloirs résonnent des complaintes du zonard

Et elles se meurent sans l’espoir d’un auditoire

Tiroir de sa propre mémoire

Aux dédales des comptoirs où il fait bon boire.

VIS, VAINCS ou VIS VAIN

I

Vendre sa vie, la rendre a perte, prendre la corde a pendre et sans repentir, de son corps s’épandre… sans vie, et paître

II

Vanter sa vie, se vautrer, hanter son récit, rater ses propres faits accomplis et vainement vivre le moment qui ment Continuer la lecture de VIS, VAINCS ou VIS VAIN

VISION NOCTURNE

Une embarcation passe sous un pont

Une feuille glisse le long du reflet lisse

Un rond ! Une autre feuille rompt la réflexion

De l’eau se plisse

Les vagues frémissent

L’image esquisse une illusion

Et sur la ligne de flottaison

Une inscription porte un prénom

« Alice »

La barque continue sa procession

Et La nuit avale tel un glouton

Toutes les couleurs qui sont légions

Et elles palissent

Et elles gémissent

A l’unisson

Seul le miroir noir de l’abysse

Qui se dépose sur l’horizon

Redonne de l’or a la vision

Et sans qu’un son ne retentisse

Dans le tréfonds d’une nuit complice

Un cercueil sous un pont se glisse !

MINHA GATINHA

Oh Minha Gatinha,

  Mignonne sous la Lune

  Midnight sous ma Plume

Oh Minha Belleza,

  Mignonne sous ma Plume

  Midnight sous la Lune

Oh Minha Pantera,

  Ronronne contre Jules

  Ronchonne dans la Brume

Oh Minha Amazona,

  Ronronne dans la Brume

  Ronchonne contre Jules

Oh Minha Gatinha

      Minha Belleza

      Minha Pantera

      Minha Amazona

Oh mon Amazone toute Brune

Rien au monde n’est plus Doux

                                         Que ta Colère

Il faudrait être vraiment Fou

                                      Oh Misère

Pour en enlever un Bout

                               Dans mes Prières