ISTANBUL

Au son des mouettes, et sans les mouches,
Répond l’odeur du poisson qui a fait mouche,
À la louche, à la mouche du pécheur.
Le chat qui louche, lui, le sultan roi,
Vagabonde.
Il abonde et même inonde les rues fécondes.
Et le chien lui, plus rare et plus farouche,
Se cramponne a son trottoir.
Tel une souche il s’abandonne,
Fidèle au désespoir où il couche.
Et il ne quitte le square qu’il occupe midi et soir
Que pour faire le clochard auprès des bars,
Ou et c’est moins rare, pour aboyer à toute dent
Contre la voiture d’un passant.

UN MATIN OU…

« UN MATIN OU… SUIVANT MON INSTINCT JE RENCONTRAI MON DESTIN »

C’était un matin un peut comme tous les autres au première abord. J’étais dans une petite cabane au bord du pacifique sous ma moustiquaire, dans mon lit, je fumais un joint d’herbe tout en voguant dans mes pensées.

Je venais d’arriver la veille dans le petit village de Zipolite. C’est un petit endroit avec une plage de sable semi-circulaire parsemée de rochers, au dessus de laquelle s’étend la Sierra Madre Del Sur, une chaine de montagne couverte de végétation tropicale et qui longe la cote pacifique sud du Mexique. C’est un coin de paradis qui attira la communauté anticonformiste des années 60/70 et qui gagna la réputation d’être un lieu calme et prospère, dans la lignée de l’idéal hippie de ces années la. Ce coin la devint par la suite l’une des seules plage nudiste du pays.

Continuer la lecture de UN MATIN OU…

Rien ne se fera sans toi

Tu es à la beauté ce que l’éclair est à l’orage,
tu es à l’amitié ce que la vague est au rivage.

Tu es à la douceur ce que l’éco est au rochet,
tu es à mon bonheur ce que la pierre est au galet.

Tu es à la lumière ce que la mer est à la terre,
tu es à la misère ce que le même est au contraire.

Tu es à ma vie ce que l’étoile est à la nuit,
tu es à la magie ce que le voeu est au génie.

Tu es à la tendresse ce que la main est aux caresses,
tu es à la finesse ce que le vin est à l’ivresse.

Tu es à ma psyché ce que la peau est au toucher,
tu es à ma moitié ce que les lèvres
                                                           …sont aux baisés.

LE CRI DU SOIFFAR

Illusoire… les histoires du soiffar!

Mémoires mêlées de déboires des parloirs vides

Où les couloirs résonnent des complaintes du zonard

Et elles se meurent sans l’espoir d’un auditoire

Tiroir de sa propre mémoire

Aux dédales des comptoirs où il fait bon boire.